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Le vote blanc reconnu pour la présidentielle 2012 ?

04 Janvier 2011

Toujours considéré comme vote nul, le vote blanc n'est jamais compté dans les résultats officiels des élections présidentielles françaises. Et si en 2012, voter blanc signifiait quelque chose ?

Le vote blanc, une alternative contestataire en 2012L'article L.66 du code électoral ne fait pas de différence entre un vote "nul" (vote non valable car bulletin rayé ou modifié) et un vote "blanc" (un papier blanc sans inscription). Ainsi, un bulletin blanc est comptabilisé comme nul et donc l'électeur qui l'a glissé dans l'urne considéré de fait comme abstentionniste.

Ainsi le citoyen qui ne se sent pas représenté par les différents candidats n'a aujourd'hui pas la possibilité de le faire remarquer clairement à ses représentants. Jusqu'à présent, on considérait qu'un certain pourcentage, mais malheureusement très difficilement quantifiable, de votes attribués à l'extrême droite et à l'extrême gauche était du à ces électeurs, voulant "envoyer un message", expression régulièrement utilisée dans les médias. 

Aujourd'hui, le Parti du Vote Blanc souhaite proposer une alternative intéressante. Plutôt que de donner sa voix à des partis qui ne le représentent pas plus que les autres, ceux-là qualifiés de plus traditionnels, le citoyen pourra réellement faire acte de contestation politique tout en faisant en sorte que son vote soit réellement comptabilisé lors du dépouillement.

Le Parti du Vote Blanc ne milite pas et n'engage pas les Français à voter blanc. Il souhaite simplement qu'un vote blanc ne soit pas transformé en une abstention supplémentaire.

Pour rappel, plus de 1.000.000 de bulletins blancs ou nuls ont été comptés lors des élections régionales de 2010, soit 4,54% des votes.

 

 

 

Marine Le Pen au second tour de la présidentielle 2012 ?

11 Décembre 2010

Alors que la fille de Jean-Marie Le Pen semble ultra favorite pour prendre la tête du Front National face à son principal adversaire Bruno Gollnisch, la possibilité de voir celle-ci se qualifier pour le second tour de la présidentielle 2012 semble de moins en moins farfelue.

Marine Le Pen au second tour de la présidentielle en 2012 ?C'est en janvier 2011 que le Front National héritera d'un nouveau chef. En course, Bruno Gollnisch, qui s'il est élu devrait suivre la politique de Jean-Marie Le Pen, voire la durcir encore, et Marine Le Pen. Contrairement à son concurrent, la fille du leader historique du mouvement d'extrême droite a une vision moins à droite-droite pour l'avenir du parti.

En effet, les presque 17% de votes obtenus par son père au soir du premier tour de la présidentielle de 2002 lui apparaissent comme un seuil, une limite haute, atteinte mais infranchissable. A moins que... A moins que l'image collective associée au Front National ne change. Identifié historiquement comme LE parti d'extrême droite française, le Front National ne peut envisager récolter, quel que soit le climat politique en France, plus de 20% des suffrages. Nombreux sont les Français qui ne se laisseront jamais convaincre par un mouvement, symbole de certains dérapages et idées trop extrêmes.

Le pari de Marine Le Pen est assez simple : adoucir les angles et remettre le parti sur les rails du "tolérable". Contrairement à Jean-Marie Le Pen qui n'a jamais condamné les membres ou assimilés les plus extrêmes de son parti, Marine, elle, ne souhaite pas "intégrer au sein de la famille nationale des groupuscules radicaux et leurs quelques zozos caricaturaux. Ils sont un boulet pour le parti". Si aujourd'hui certains Français jugent inconcevable de voter pour le Front National, peut-être accepteront-ils demain de donner leur vote à un parti un peu plus "classique".
Bien sûr, cette ligne de conduite présente également un risque majeur : voir les électeurs historiques du parti se tourner vers d'autres mouvements plus radicaux. Et peut-être même décevoir son père, créateur du parti et instigateur de sa ligne directrice depuis des dizaines d'années.

D'autres aspects de la future présidente du FN commencent également à faire sérieusement réfléchir les responsables de l'UMP ou du PS :

  • Marine Le Pen est une femme, et une candidate jeune (42 ans) par rapport à tous les futurs prétendants. Il est assez dans l'air du temps de penser que l'heure est venue pour la France de mettre à sa tête une femme et non un homme comme depuis toujours. De plus, son âge pourrait également être un réel atout.
  • Porter le même patronyme que le fondateur du parti représente un atout majeur qu'aucun autre ne peut lui ravir. Beaucoup de sympatisants lui accordent leur confiance parce qu'elle se nomme "Le Pen".
  • Même si elle appuie toujours sur la sécurité et l'immigration qui sont les deux mamelles du combat lepéniste, Marine se différencie de son père en intégrant le côté social comme l'emploi et le pouvoir d'achat. Là encore, le but est clair : rassembler en son clan les déçus du sarkozysme, ceux que le président nomme "la France d'en bas". Elargir son rayon d'action, tel est son credo.
  • En 2007, Nicolas Sarkozy a, en partie, été élu grâce à son discours musclé sur la sécurité. Après 5 années passées au pouvoir et des résultats en la matière loin d'être aussi édifiants qu'il l'avait promis, le chef de l'Etat a, semble-t-il, déçu une majorité de ceux qui l'avaient porté à la tête du pays. Et parmi eux, se trouvent quantité de Français qui avaient alors hésité entre un vote Sarkozy et un vote Le Pen. De là à penser que ceux-ci pourraient changer leur fusil d'épaule...

Alors si aujourd'hui il ne fait aucune doute que Marine Le Pen sera bien candidate à l'élection présidentielle de 2012, les sondeurs ont désormais à faire face à un véritable défi : Marine Le Pen passera-t-elle le premier tour ?

 

 

Dominique Strauss Kahn ne sera pas candidat à la présidentielle de 2012

10 Décembre 2010

Patron du FMI jusqu'à la fin de l'année 2012, DSK semble donc dans l'impossibilité de se présenter à l'élection présidentielle française, qui elle se tiendrait en avril ou mai 2012.

Dominique Strauss Kahn ne sera pas candidat à la présidentielle de 2012Comment pourrait-il en être autrement ? 

Directeur général du Fond Monétaire International, sacré métier ! DSK parait y prendre goût et ses différentes apparitions publiques confirment cette donnée. Alors, le politique préféré des Français peut-il réellement démissionner de son poste pour se présenter à l'élection de 2012 ? Faisons le point...

 

  • DSK ne peut pas être à la fois président de la république et directeur du FMI. Ca ne se fait pas, un point c'est tout. Donc se présenter à la présidentielle l'oblige donc à démissionner. Au risque ensuite de ne pas être élu président ? La honte, non ?
  • Financièrement, et même si Dominique Strauss Kahn confirmait encore récemment être de gauche, diriger le FMI rapporte bien plus que le maigre salaire que s'octroie le président français. On peut ne pas mettre la priorité sur l'argent mais entre les 380.000€ par an que lui verse le FMI et les (à peine) 250.000€ par an auxquels a droit le président, il y a tout de même une différence non négligable.
  • L'annonce surprise de Ségolène Royal de s'engager dans les primaires socialistes n'est surement pas le fruit du hasard. En ne sachant pas que DSK ne se présenterait pas à cette élection, aurait-elle dévoilé si vite sa candidature ? Pas sûr puisqu'un soi disant "pacte" est censé lier Mme Royal, Aubry et Mr Strauss-Kahn.

Alors, candidat ou pas candidat ? Tous les scénarios sont envisageables mais pour connaitre le dénouement, il faudra attendre juin 2011 (et oui, c'est loin). C'est à cette date que Dominique Strauss Kahn se prononcera sur une éventuelle candidature. 

 

 

 

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